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"Une chose m'a interpellé: Dieu a créé la lumière au premier jour, le soleil et les astres au quatrième". (Maurice BEJART)Dieu a aussi son enfer : c'est son Amour des Hommes ( Friedrich NIETZSCHE) |
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Poèmes et Poésie
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November 14 L'Amour-AdorationAinsi l'amour, en nous, longtemps brûle en secret,
Dans l'ombre il s'insinue par maint détour étrange Puis dévaste la vie ainsi qu'un feu de grange.
Michel CONRAD - L'Amour-Adoration - 1980 "Le poète est un architecte des solitudes" November 09 Un Mur qui tombeIl y a vingt ans, un Mur tombait. Il y a vingt ans, j’étais étudiante en maîtrise LEA Allemand – Anglais. Je fréquentais des étudiants allemands sur le campus, pour lesquels la chute du Mur représentait l’avenir. Tout simplement. L’Avenir et la Lumière. Ils allaient pouvoir enfin connaître toute une partie de leur famille bloquée « de l’Autre Côté », une partie de leur histoire, une partie de leurs racines, une partie d’eux-mêmes. Terminé, les Jeans que l’on envoie pour Noël vers l’Est, et qui arrivent à leurs destinataires avec les ourlets et les fermetures décousus, afin de vérifier qu’ils ne renfermement pas de messages de propagande. Terminé, les gâteaux qui arrivent débités en tranches de 5mm de largeur, pour les mêmes raisons. Et puis, vive aussi la réunification économique, qui doit faire exploser la croissance à l’Ouest, grâce à la consommation des naufragés de l’Est, jusqu’ici privés de tant de biens matériels. Bienvenue aux multiples chercheurs et scientifiques venus de l’Est, et qui vont enfin pouvoir apporter leur savoir au pays tout entier, et même au-delà. L’Allemagne réunifiée sera un pays fort, moteur de l’Europe en construction. Oui, sans doute. Et nous, étudiants français enthousiastes comme on l’est à vingt ans, nous réjouissions tous et faisions innocemment la fête aux côtés de nos amis d’outre-Rhin. Nous participions ainsi à la liesse générale... C’était sans compter les Murs qui ne tombent pas, ceux qui restent dans les mémoires des deux côtés… du Mur, les murs de souffrance, les murs de silence, les murs de douleurs endurées, de tortures, les murs de deuils…les murs idéologiques, politiques, dogmatiques... Ces Murs-là ont la dent dure... Et puis, il y a les Murs que nous avons construits depuis, ou laissé construire, parce que cela nous arrange ou simplement, ne nous dérange pas, et que nous oublions, parce que c’est loin, comme nous le rappelle ce courriel intitulé Palestine, issu du courrier des lecteurs de Télérama N° 3115 : « Je regarde, perplexe, les célébrations commémorant la chute d’un mur tombé voici vingt ans. Les commentaires laissent entendre que cette construction abjecte est l’image d’un temps passé et à jamais révolu. Nous sommes fiers de notre évolution et regardons les vestiges de cette construction comme les signes de ce que l’humanité fut et plus jamais ne sera. Pouvons-nous si simplement oublier qu’un autre mur encore plus grand, encore plus long, encore plus odieux et humainement insupportable s’érige en Palestine dans l’indifférence la plus totale ? » Fabrice.
J’ajouterais seulement un bémol à ce qui vient d’être dit : il n’y a pas de superlatif pour qualifier un Mur entre les hommes. Un Mur est un Mur. Aucun Mur n’aurait du et ne devrait encore se tenir debout. N. – 9 novembre 2009
October 30 Un signe de l'EternelOctober 19 Le combat ordinaire (Extraits)
Le combat Ordinaire (Premier extrait) – tome 1 – page 12 « Conduire sur les autoroutes m’a longtemps fait très peur. En fait, j’en étais totalement incapable. Je voyageais par les nationales où j’étais curieusement plus à l’aise. J’en ai beaucoup parlé au psy parce que je ne comprenais pas pourquoi j’avais tellement peur, et aussi parce que c’était un vrai handicap pour le boulot et dans la vie en général. Et c’est un des rares sujets sur lesquels il a daigné me donner son avis… Il m’a dit qu’à bien y regarder, une voiture avait de nombreux points communs avec un cercueil… … que foncer à des vitesses pas naturelles sur une route où on ne sait rien des gens qui pilotent les autres cercueils donnait à réfléchir… … et que, dans ces conditions, il lui paraissait plutôt légitime d’avoir peur. Depuis, je n’ai plus peur. C’est rigolo, la psychanalyse… »
Le combat Ordinaire (Deuxième extrait) – tome 1 – page 19 « Je les aime, mes parents, évidemment… mais notre relation a été un échec complet. Le psy aimait beaucoup que je lui parle de mon enfance, de mes parents… C’était comme une compulsion chez lui… Pourtant, il n’y avait pas grand-chose à dire. Simplement, nous ne nous sommes jamais compris. J’ai longtemps cru que c’était grave, que c’était la « source » de mes angoisses. Je leur en ai beaucoup voulu, à mes parents… Jusqu’à ce que je comprenne que mon enfance n’avait plus ou moins été qu’un malentendu… Et dans ce malentendu, il n’y avait pas vraiment de responsable. C’est peut-être là que m’a amené la psychanalyse. Arrêter de vouloir mettre à jour des responsabilités, ça rend les problèmes passionnants. »
Le combat ordinaire – tome 1 – Manu LARCENET – éditions DARGAUD – Première édition en 2003 – réédité en 2008 October 13 La course du temps
Cet après-midi, en vidant l’enfilade du salon pour préparer le déménagement, j’ai retrouvé une photographie de Camille. Elle doit avoir cinq ou six ans, un sourire timide, les cheveux aux épaules, fins comme une première chevelure d’enfance, le front caché par une frange trop longue et trop lourde pour son petit visage. Son regard se perd un peu derrière ce rideau naturel qui la protège, pense-t-elle, du monde extérieur… Ce soir je regarde Camille qui revient du collège. Si elle porte toujours ses cheveux longs couleur de miel, la frange a quant à elle disparu pour laisser voir de jolis yeux rieurs, et un sourire magistral l’illumine toute entière… Il fait froid ce soir, je décide d’aller lui acheter des pullovers. De toutes façons, il lui en faudra pour passer l’hiver en Bretagne… Une heure plus tard, au rayon des pulls. Je cherche désespérément un article rose, ou mauve, peut être couleur ivoire, ou rouge, et pourquoi pas, avec une fleur brodée sur le devant… Je ne trouve rien de ce genre en taille 14 ans… C’est alors qu’une voix me dit doucement : -« Tu ne trouveras pas ce que tu cherches… Et Camille ne voudrait pas porter ce que tu cherches… La personne de la photo était une petite fille, ta petite fille. Mais ouvre les yeux : c’est une adolescente que tu as maintenant devant toi, une jeune fille de 11 ans… » 11 ans… Elle a 11 ans… Je n’ai pas vu le temps passer. J’ai oublié de la voir grandir. Ou plutôt, je n’ai pas voulu la voir grandir. Mais le temps a filé pourtant, inexorable, faisant fi de mes désirs enfouis de mère idolâtre… Le temps l’a poussée en avant, et l’entraine maintenant vers le large, l’indépendance, son indépendance… Et moi, je ne peux que rester là, sur la grève, et la regarder s’éloigner… Camille ne m’appartient pas. Comme ne m’appartiennent pas non plus les deux autres enfants que j’ai mis au monde. Ni les trois enfants que j’ai pris pour les miens. Le temps a passé, et j’ai raté tant de choses. A consacrer tant d’énergie en vains débats et combats qui n’en valaient peut-être pas la peine, j’ai parfois perdu de vue … l’essentiel.
Le temps quant à lui, poursuit son œuvre. Il ne passe pas : il fout le camp. N. – 12 octobre 2009 September 17 Ton invitationJ'ai accepté par erreur ton invitation Louise Attack September 11 Principe de la grenouille chauffée, par Olivier Clerc
« Principe de la grenouille chauffée d’Olivier Clerc, écrivain et philosophe : imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte, et ne fait rien. La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s’extraire de la marmite. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte qui l’aurait éjectée de la marmite… Cette expérience montre que lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition. »
Cette allégorie m’éclaire sur ma condition passée de femme maltraitée. Effectivement, je suis à présent convaincue que si les évènements n’avaient pas été progressifs, je me serais révoltée. Mais effectivement, l’insidieuse progression a annihilé toute forme de contestation. Telle la grenouille de l’histoire, la fatigue a pris le pas sur l’action, sous la forme d’une dépression qui me conduisait en fait à ma propre destruction. C’est exactement ce que vivent la plupart des femmes battues et humiliées, lorsque les maltraitances apparaissent « avec le temps », et qu’elles gardent au fond d’elles-mêmes le souvenir d’un homme qu’elles ont aimé « autrement ». C'est probablement l'une des raisons majeures pour lesquelles si peu de femmes victimes de violence conjugale parviennent à s'en sortir, à faire le pas décisif de quitter celui qui les maltraite. Le phénomène est beaucoup plus rare chez celles qui sont confrontées à la violence dès le début de la relation. Dans un tout autre domaine, cette fable nous confronte à notre société actuelle, endormie par des discours politiques vides de sens mais riches en grands mots et en figures de style que personne ne comprend… Pas de mouvements sociaux d’envergure, de manifestations façon « Mai 68 »… On se contente de râler et de refaire le monde devant les informations… Les changements, à doses homéopathiques, n’agissent pas aussi radicalement que les antibiotiques… N. – 10 septembre 2009 September 09 De l'importance que revêt pour moi cet espace personnel
Ce matin, au petit déjeuner, Vincent me pose cette étrange question : -« A quoi te sert-il d’écrire sur ton espace perso ? Il ne s’agit pas d’une activité productive, au terme de laquelle sortirait quelque chose de palpable, de concret… » Chaque texte que je rédige, chaque morceau de musique que je choisis, chaque illustration que j’importe, illustre avant tout un instant de vie, un ressenti, un sentiment capté sur le moment. A l’instant du choix ou de la rédaction, cet élément parle à mon coeur, séduit mes oreilles ou impressionne mes yeux. C’est moi, là et maintenant. Le visiteur de mon espace à cet instant regarde un instantané, un polaroïd, dont la date d’impression figure en bas du billet. C’est tout. Il n’en connaîtra pas davantage sur moi en tant que personne. Chaque billet publié sur mon espace, chaque morceau choisi, chaque citation, chaque référence, est une proposition de partage avec celles et ceux qui viennent parcourir ces pages. Une simple proposition. Le lecteur adhère, ou n’adhère pas. Il s’attarde sur plusieurs pages, ou choisit de quitter rapidement. Rien n’est imposé. Si je n’accorde pas la rédaction de commentaires directement sur le blog, c’est que je ne souhaite pas qu’il puisse être modifié. Il ne viendrait à l’idée de personne d’écrire un commentaire sur une toile, ou de casser l’instrument d’un musicien parce que l’œuvre qu’il vient de jouer n’a pas plu… -« En fait, cet espace, c’est comme tes maquettes de bateaux, Vincent, ces maquettes que tu mets des années à fabriquer de tes propres mains, dessinant d’abord les plans, puis contraignant les fines lames de peuplier entre tes doigts, chauffant la matière, découpant, collant, assemblant avec une passion infinie, pour enfin exposer. Lorsque tu construits tes bateaux, tu te fais plaisir, dans un premier temps. Tes maquettes connaissent de toi tes moindres sensations de chaque instant de leur construction. Lorsque tu les exposes, c’est une proposition que tu fais au regard de ceux qui vont avoir accès à ton travail. Libre à chacun, ensuite, d’aimer ou de ne pas aimer. Tu n’imposes rien, même si tu souhaites que ton travail soit apprécié, qu’il apporte du plaisir à qui le regarde. La démarche est la même pour mon espace : d’abord, la satisfaction, la joie de faire, de composer, de choisir, la décharge de sentiments au moment de l’action, puis le partage. Et l’espoir d’avoir été comprise, d’avoir plu. C’est ce partage qui est l’élément concret de nos réalisations. Le partage et, probablement, le désir inconscient de laisser quelque chose derrière soi. » N. – 7 septembre 2010 August 31 De l'incroyable perception du temps
[ Certains psychologues tentent d’expliquer le sentiment si répandu de l’accélération du temps à mesure que l’âge s’accroît.] Pour un vieillard, passer de 80 à 88 ans ne semble pas plus long que, pour un enfant, de passer de 10 à 11 ans ; en effet, dans les deux cas l’âge a été multiplié par 1,1. Or, c’est ce taux d’augmentation qui est spontanément perçu. Pour tenir compte de cette caractéristique de notre perception, il est préférable de mesurer l’âge par le logarithme du nombre des années : 1 pour l’enfant de 10 ans, 2 pour le vieillard de 100 ans (celui-ci n’est donc que deux fois plus « âgé » que celui-là). Albert JACQUARD – Dieu ? – Stock/Bayard - 2003
August 24 Le temps des vacances
23 juillet. Grand bouleversement. Nous sommes allés chercher les enfants, les deux grands qui vivent chez leur mère, loin de nous, à 600km. Camille et Quentin nous ont rejoints, enfin, pour les vacances d’été. Quatre semaines et demi tous ensemble, tous les huit. Nous sommes un peu perdus, le premier jour. Il faut reprendre ses marques pour des choses aussi primaires que les quantités de nourriture à préparer, les lessives à faire tourner, les horaires, mais l’équilibre s’impose rapidement. On est heureux, on rit beaucoup, les repas dans le jardin finissent en bataille de bouteilles d’eau… Les petits grandissent au contact des grands. Les grands se sentent responsables au contact des petits. On s’attend pour aller à la plage, on joue aux 1000 bornes, on partage les tâches ménagères. Toute la journée, c’est le va-et-vient incessant de portes qui claquent, de rires, de pleurs quelquefois (tiens, qui est tombé en vélo ?) Et nous, les parents, il nous semble que nous sommes plus jeunes… 21 Août. Autre grand bouleversement. C’est le dernier soir. Ils repartent demain. Il ne faut pas montrer que le temps a passé trop vite. On recule le plus possible le moment de préparer les bagages. Le dernier repas est presque silencieux. On commente le programme télé, pour éviter de trop penser au lendemain. On repense à tout ce que l’on a fait, les promenades, le cinéma… et surtout à ce que l’on n’a pas fait. On n’a pas regardé les photos de Bretagne, ni le DVD du spectacle de danse de Camille. On n’a pas tiré non plus les photos prises à Marquèze, lors de la visite du parc régional des Landes de Gascogne. Il reste trop peu de temps, et les quelques heures qui nous séparent encore du départ passeront trop vite. On se dit que l’on n’a peut-être pas suffisamment profité de ces moments. Dans son lit, Mathis pleurera longtemps le départ de Quentin. 22 Août. Il faut partir. Camille et Quentin sont prêts. Leur grand frère Alexandre les accompagnera jusqu’à Limoges, pour leur dire « au revoir ». C’est là que leur mère les attendra, pour finir la route jusqu’à Châlon-sur-Saône. On se passe les enfants comme on passe un relais. Seule la petite Sacha est levée pour dire au revoir. La jeune Camille -car nous avons deux Camille - et Mathis dorment encore, et c’est mieux comme cela. J’accompagne les enfants jusqu’au parking. J’embrasse Quentin très fort, et serre Camille dans mes bras. Quelque chose de fort s’est noué entre elle et moi au cours de ces quelques semaines, une certaine complicité, et en tous cas, beaucoup d’amour. Je suis bien à la tête d’une famille de six enfants, que j’aime tous autant, chacun à leur manière, pour ce qu’ils sont. Je rentre à la maison avec Sacha. Elle pleure. Moi aussi. On va s’occuper, puis Vincent et Alexandre rentreront ce soir, et la vie reprendra son cours…
C’est comme ça, la vie des familles recomposées, rythmée pas les arrivées et les départs, les joies et les chagrins, qui s’enchainent comme de petites fêlures à chaque fois. Les séparations ne sont pas sans conséquences. Elles nous usent prématurément, et elles usent nos enfants, en mettant à l’épreuve leurs sentiments. Comment feront-ils, plus tard, pour construire une vie sentimentale stable après avoir eu comme modèle les échecs de leurs parents ? Comment seront-ils à-même de faire confiance ? A moins qu’ils ne la donnent trop facilement justement, cette confiance, pressés de se prouver qu’ils peuvent faire mieux…
N. – 23 Août 2009 August 15 AssomptionAVE MARIA (Serge LAMA) July 22 SéraphineSERAPHINE - de Martin PROVOST - avec Yolande MOREAU et Ulrich TUKUR - sorti le 1er octobre 2008 - reprise en avril 2009 July 14 D'aventure en aventure
D'aventure en aventure Yves Gilbert - 1968 June 21 La Fête des PèresMardi 9 juin 2009 – Préparation KT Sujet : Illustrer un pardon donné ou demandé. « C’est l’histoire d’un petit garçon de huit ans, qui a été maltraité par son papa. Son papa lui criait très fort dessus, et le frappait sans raison. (Image 1)
Actuellement, le papa n’a plus le droit de voir son petit garçon, afin qu’il ne puisse plus lui faire de mal. Mais le petit garçon espère qu’un jour, lorsqu’il sera prêt à revoir son papa, celui-ci lui demandera « Pardon ». (Image 2) Le petit garçon est prêt à accorder son pardon à son papa, s’il lui promet de ne plus jamais lui faire de mal. (Image 3)
Le petit garçon de l’histoire se trouve parmi vous à ce rassemblement. Toutefois, il ne souhaite pas que son nom soit dévoilé. Pour lui, et pour son papa. » Sujet choisi par Mathis, et préparé avec lui, selon ses desiderata. Illustrations d'après "Le Petit Prince", de Joann SFAR, septembre 2008
June 04 Amitié et Liberté
« L’amitié est une religion sans Dieu ni jugement dernier. Sans diable non plus. Une religion qui n’est pas étrangère à l’amour. Mais un amour où la guerre et la haine sont proscrites, où le silence est possible. »
Tahar Ben Jelloun Extrait d’Eloge de l’Amitié
Cette définition de l’amitié me semble aujourd’hui infiniment juste et raisonnable, au sens premier du terme. Car, si l’amitié est réellement une affaire d’hommes, aussi profonde que peut être l’amour, mais différemment, elle ne saurait en aucun cas devenir une aliénation. En effet, qui dit aliénation, dit soumission, obligation, prise de pouvoir de l’un sur l’autre, et donc, pour celui-là, perte de liberté.
L’amitié ne peut subsister que dans l’affranchissement total de tous. « Liberté » doit rester le maître mot dans cette forme d’amour là, comme dans les autres d’ailleurs. Liberté d’accueillir et d’être accueilli, liberté de partager ou de garder pour soi, liberté pour chacun de vivre sa vie comme il l’entend, sans contrainte, sans compte à rendre.
Liberté d’être là, mais aussi de ne plus l’être. Liberté de recouvrer… sa liberté. Liberté d’accepter ou non le silence de l’autre. Mais sans cette acceptation, peut-on encore parler d’amitié ?
N. – 3 juin 2009
Amour et souffrance« C'est toujours de l'amour que nous souffrons même quand nous croyons ne souffrir de rien. »
Christian BOBIN April 30 L'essentielApril 16 Resucito !!April 08 Talitha Koum« J’allai trouver abba Macaire tourmenté par les pensées et les passions du corps. Je lui dis : Mon Père, dis-moi une parole, que j’en vive. Abba Macaire me dit : attache la corde de l’ancre à la pierre, et par la grâce de Dieu la barque traversera les flots de la mer … je lui dis : quelle est la barque, quelle est la corde, quelle est la pierre ? Abba Macaire me dit : la barque c’est ton cœur, garde-le ; la corde c’est ton esprit, attache-le à Jésus qui est la pierre qui a la puissance sur tous les flots … » Talitha Koum – Patrice GOURRIER et Jérôme DESBOUCHAGES – Edition Desclée de Brouwer – 2001 Note : Talitha Koum ! Ces mots n’ont rien d’une formule magique ou ésotérique, ils reprennent ceux que prononce Jésus dans l’évangile de Marc en ressuscitant une petite fille : « Eveille-toi ! |
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