Nelly's profile"Une chose m'a interpell...PhotosBlogLists Tools Help

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    October 19

    Le combat ordinaire (Extraits)

     

    Le combat Ordinaire (Premier extrait) – tome 1 – page 12

    « Conduire sur les autoroutes m’a longtemps fait très peur.

    En fait, j’en étais totalement incapable. Je voyageais par les nationales où j’étais curieusement plus à l’aise.

    J’en ai beaucoup parlé au psy parce que je ne comprenais pas pourquoi j’avais tellement peur, et aussi parce que c’était un vrai handicap pour le boulot et dans la vie en général.

    Et c’est un des rares sujets sur lesquels il a daigné me donner son avis…

    Il m’a dit qu’à bien y regarder, une voiture avait de nombreux points communs avec un cercueil…

    … que foncer à des vitesses pas naturelles sur une route où on ne sait rien des gens qui pilotent les autres cercueils donnait à réfléchir…

    … et que, dans ces conditions, il lui paraissait plutôt légitime d’avoir peur.

    Depuis, je n’ai plus peur. C’est rigolo, la psychanalyse… »

     

    Le combat Ordinaire (Deuxième extrait) – tome 1 – page 19

    « Je les aime, mes parents, évidemment… mais notre relation a été un échec complet.

    Le psy aimait beaucoup que je lui parle de mon enfance, de mes parents… C’était comme une compulsion chez lui…

    Pourtant, il n’y avait pas grand-chose à dire. Simplement, nous ne nous sommes jamais compris. J’ai longtemps cru que c’était grave, que c’était la « source » de mes angoisses. Je leur en ai beaucoup voulu, à mes parents…

    Jusqu’à ce que je comprenne que mon enfance n’avait plus ou moins été qu’un malentendu…

    Et dans ce malentendu, il n’y avait pas vraiment de responsable.

    C’est peut-être là que m’a amené la psychanalyse.

    Arrêter de vouloir mettre à jour des responsabilités, ça rend les problèmes passionnants. »

     

    Le combat ordinaire – tome 1 – Manu LARCENET – éditions DARGAUD – Première édition en 2003 – réédité en 2008

     
    August 31

    De l'incroyable perception du temps

     

    [ Certains psychologues tentent d’expliquer le sentiment si répandu de l’accélération du temps à mesure que l’âge s’accroît.]

    Pour un vieillard, passer de 80 à 88 ans ne semble pas plus long que, pour un enfant, de passer de 10 à 11 ans ; en effet, dans les deux cas l’âge a été multiplié par 1,1. Or, c’est ce taux d’augmentation qui est spontanément perçu. Pour tenir compte de cette caractéristique de notre perception, il est préférable de mesurer l’âge par le logarithme du nombre des années : 1 pour l’enfant de 10 ans, 2 pour le vieillard de 100 ans (celui-ci n’est donc que deux fois plus « âgé » que celui-là).

    Albert JACQUARD – Dieu ?Stock/Bayard - 2003

     

    May 04

    Amour et souffrance

     
     

    « C'est toujours de l'amour que nous souffrons même quand nous croyons ne souffrir de rien. »

     

    Christian BOBIN

    April 08

    Talitha Koum

     
     

    « J’allai trouver abba Macaire tourmenté par les pensées et les passions du corps. Je lui dis : Mon Père, dis-moi une parole, que j’en vive. Abba Macaire me dit : attache la corde de l’ancre à la pierre, et par la grâce de Dieu la barque traversera les flots de la mer … je lui dis : quelle est la barque, quelle est la corde, quelle est la pierre ? Abba Macaire me dit : la barque c’est ton cœur, garde-le ; la corde c’est ton esprit, attache-le à Jésus qui est la pierre qui a la puissance sur tous les flots … »

    Talitha Koum – Patrice GOURRIER et  Jérôme DESBOUCHAGES – Edition Desclée de Brouwer – 2001

    Note : Talitha Koum ! Ces mots n’ont rien d’une formule magique ou ésotérique, ils reprennent ceux que prononce Jésus dans l’évangile de Marc en ressuscitant une petite fille : « Eveille-toi !

    February 24

    Deuil et Chagrin

     

    30 novembre 

    Ne pas dire Deuil. C'est trop psychanalytique. Je ne suis pas en deuil. J'ai du chagrin.

    2 avril

    Qu'ai-je à perdre maintenant que j'ai perdu la Raison de ma vie - la Raison d'avoir peur pour quelqu'un.

    Journal de Deuil, Roland BARTHES

    January 05

    Aller de l'avant...

     

    « Nous ne pouvons vivre tournés vers le passé. Il faut aller de l’avant. Mais l’avenir s’invente d’autant mieux que l’on sait d’où l’on vient. »

    Extrait d’un entretien avec Christian SIGNOL, écrivain, auteur entre autres œuvres de La rivière Espérance.

    January 01

    Un océan de temps

     

    « J’avais toujours entendu dire qu’à l’instant de votre mort, votre vie entière se déroulait devant vos yeux en une fraction de seconde.

    Tout d’abord, cet instant dure beaucoup plus longtemps qu’une fraction de seconde… Il s’étend jusqu’à l’infini, comme un océan de temps.

    Pour moi, c’était d’être allongé dans l’herbe en été pendant les vacances, à regarder les étoiles filantes. Et les feuilles des arbres qui bordaient notre allée, tourbillonnaient dans le vent d’automne. Ou les mains de ma grand-mère, et cette peau sèche et ridée comme du parchemin. Et la première fois que mon cousin Tony est venu chez nous dans sa superbe voiture. Et Janie, et Janie… Et Carolyn. Bien sûr, je pourrais être aigri de ce qui m’est arrivé, mais c’est inutile. Il y a tant de beautés dans le monde, parfois, j’ai l’impression qu’elles me submergent de partout en même temps et c’en est trop. Mon cœur se remplit comme un ballon prêt à exploser. Et là, je comprends qu’il faut que je lâche prise, que j’arrête d’essayer sans cesse de m’y accrocher. Et ça glisse sur moi comme de la pluie. Et je ne peux plus rien éprouver d’autre que de la gratitude pour chaque instant de mon insignifiante petite vie.

    Vous ne comprenez pas ce que je suis entrain de vous dire, n’est-ce pas ?

    Ne vous en faîtes pas, un jour…

    Vous comprendrez. »

    From "American beauty"

     

    November 18

    Famille recomposée

     

    « La famille recomposée, par rapport à la famille classique, c’est comme le Nescafé par rapport au café. Plus le temps passe, plus ça y ressemble, mais ça ne sera jamais tout à fait ça. On met un moment à s’en rendre compte. Et ensuite, chacun fait de son mieux. »

    Braunstein et Collardey – Famille, recompose-toi ! Editions Hachette Littératures - 2008

     

    October 03

    Bonjour Tristesse

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    ''Sagan, Françoise. Fit son apparition en 1954, avec un mince roman, "Bonjour tristesse", qui fut un scandale mondial. Sa disparition, après une vie et une œuvre également agréables et bâclées, ne fut un scandale que pour elle-même.''

    Françoise Sagan, Epitaphe rédigée par elle-même

     
    "Bien sûr, on a des chagrins d'amour, mais on a surtout des chagrins de soi-même".

    "Le plus souvent, la vie n'est plus ce qu'elle devrait être. Les gens se cassent, ou quelque chose se casse en eux."

    Françoise SAGAN, propos rapportés


     
     

    August 04

    Quand la conscience s'éveille - 2

     

    La dépendance

    Mais que veut dire dépendre psychologiquement –ou émotionnellement- de quelqu’un d’autre ? Cela veut dire que l’on dépend d’un autre être humain pour être heureux.

    Pensez-y bien. […] Parce que si vous dépendez de quelqu’un d’autre […] c’est que vous n’allez pas tarder à exiger de cet autre qu’il vous apporte le bonheur. Puis il y aura une autre étape : la peur, la peur de perdre, la peur d’être repoussé, la peur d’être rejeté, et un contrôle mutuel. L’amour authentique chasse la peur. Lorsqu’il y a amour authentique, il n’y a ni exigence, ni attente, ni dépendance. Je n’exige pas que vous me rendiez heureux, car ce n’est pas en vous que mon bonheur repose. Si vous me quittiez, je ne me sentirais pas triste : j’aime énormément votre compagnie, mais je ne m’y accroche pas.

    Je jouis de cette compagnie sur une base libérée de tous liens. Ce dont je jouis vraiment n’est pas vous, c’est quelque chose qui vous dépasse et qui me dépasse. C’est une sorte d’orchestre qui joue une mélodie en votre présence, mais qui ne s’arrêtera pas de jouer si vous partez. […]

    C’est de cela qu’est fait le réveil. (p. 71-72)

    […]

    Quelqu’un m’a dit un jour : « Les trois choses les plus difficiles à accomplir pour un être humain ne sont pas de l’ordre de la prouesse physique ou intellectuelle. La première est de transformer la haine en amour ; la deuxième d’inclure les exclus ; la troisième d’admettre ses torts. » (p. 78)

     

    Anthony de Mello ( 1931-1987 ), Quand la conscience s’éveille, Espaces libres, Albin Michel, 2002

     
    July 08

    Les personnes extraordinaires - 2

     

    " Des mots pour dire mes larmes silencieuses, ma douleur d’être malade dans ma tête,

    Des mots pour dire mon bonheur de l’école, ma joie de lire, et mes rires de confiance. "

     

    Anthony – Mai 2008 – 11 ans et demi - Autiste depuis l'âge de deux ans

     

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    June 07

    " Une âme qui s'élève élève le monde "

     

    «  A la question : « Comment faire pour rendre le monde meilleur ?  », un sage septuagénaire allemand répondait :

    -«  A vingt ans, j’étais convaincu de pouvoir radicalement changer le monde et, pendant dix ans, je fus affilié à une organisation internationale. A trente ans, l’expérience m’obligeant à plus de réalisme, je n’ambitionnais plus que le changement de l’Europe. A quarante ans, mes illusions, encore réduites, se focalisèrent sur l’Allemagne. A cinquante ans, je me contentai modestement d’une Province. A soixante ans, je ne dépassais pas les limites d’une ville. A soixante-dix ans, il me devint enfin évident que je devais commencer par ma personne. Cela fait, je changeai mon voisin, qui changea son voisin… »

    « Une âme qui s’élève élève le monde », affirme Sainte Thérèse.

    Malheureusement, le contraire est aussi vrai et une âme qui s’abaisse abaisse le monde.

    Ephata, volume 2, page 1592 – Editions Fayard - 1988

     
     
    May 27

    Hommage à Saint Augustin

     

    Saint Augustin

     

    La mesure de l’Amour, c’est d’aimer sans mesure (Saint Augustin, extrait d’un sermon)

    May 22

    Sagesse

     
     

    « La sagesse exalte ses enfants et soutient ceux qui la cherchent. Celui qui l’aime aime la vie, et ceux qui la cherchent dès l’aurore seront rassasiés de joie. »

    L’Ecclésiaste

    Fêtes et défaites

     

    Khadija soupire : si on savait …

    « Si on savait d’avance, les fêtes seraient peuplées des défaites à venir, c’est pour ça qu’on ne sait pas… Nous serions sans courage devant ce qu’il nous faut affronter le lendemain, quand la fête est finie et que le jour se lève. »

    Yasmine CHAMI –KETTANI – « Cérémonie » - Editions Actes Sud

    May 21

    Citadelle

     

    « L’arbre, c’est cette puissance qui lentement épouse le ciel. Ainsi de toi, mon petit d’homme. Dieu te fait naître, te fait grandir, te remplit successivement de désirs, de regrets, de joies et de souffrances, de colères et de pardons, puis Il te rentre en Lui. Cependant, tu n’es ni cet écolier, ni cet époux, ni cet enfant, ni ce vieillard. Tu es celui qui s’accomplit. Et si tu sais te découvrir branche balancée, bien accrochée à l’olivier, tu goûteras dans tes mouvements l’éternité. Et tout, autour de toi, se fera éternel. »

     

    Antoine de Saint-Exupéry – Citadelle – Œuvre inachevée, posthume, publiée en 1948 chez Gallimard

     

    April 21

    Hommage à Aimé CESAIRE

    Aimé Césaire 

     

    " Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir. "

    Aimé CESAIRE, Cahier d’un retour au pays natal.

     

    "Le crayon de Dieu lui-même n’est pas sans gomme. "

    Extrait de Une saison au Congo

     

    "Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente. "

    Extrait de Discours sur le colonialisme

     

     

     
    March 13

    Envie de vivre

     

    « A quoi sert de donner des années à la vie, si l’on ne donne pas de vie aux années ? »

    Professeur LANTIERI - Chirurgien

    March 05

    Pierre DESPROGES - Hommage

     

      http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/ados-sexo/homage-sujet_158913_1.htm

     

    « Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup, ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s'effacent devant les droits de l’asticot. »

    Pierre DESPROGES

     
    February 13

    Fête de l'amour

     

    Pensez que nous sommes plus de six milliards capables d’être amoureux ! Si nous faisions l’effort chacun d’aimer un peu plus et d’être plus, nous ferions de ce village une communauté et non pas un champ de bataille.

    Abbé Pierre , Une pensée par jour pour mieux vivre, 27 avril