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September 17 No Woman's LandNo woman's land"
note: auteur inconnu, manuscrit trouvé dans une église de Baltimore Ce texte m'a été offert par un Ami très cher. Merci Pierre, pour ce cadeau
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Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte
Et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes Dites doucement mais clairement votre vérité Écoutez les autres, même les simples d' esprit et les ignorants Ils ont eux aussi leur histoire Évitez les individus bruyants et agressifs Ils sont une vexation pour l' esprit Ne vous comparez avec personne Il y a toujours plus grand et plus petit que vous Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements Ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe Soyez vous-même Surtout n' affectez pas l' amitié Non plus ne soyez cynique en amour Car il est en face de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe Prenez avec bonté le conseil des années En renonçant avec grâce à votre jeunesse Fortifiez une puissance d' esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude Au-delà d' une discipline saine, soyez doux avec vous-même Vous êtes un enfant de l' univers Pas moins que les arbres et les étoiles Vous avez le droit d' être ici Et qu' il vous soit clair ou non, l' univers se déroule sans doute comme il le devait Quels que soient vos travaux et vos rêves Gardez dans le désarroi bruyant de la vie, la paix de votre coeur Avec toutes ses perfidies et ses rêves brisés Le monde est pourtant beau Et... tâchez d' être heureux !
September 12 De la difficulté d'aimerIl n’est rien de plus difficile, de plus douloureux, de plus affligeant, que de se trouver impuissant devant la détresse d’un être aimé. Je n’ai pas su aimer mon père comme il aurait voulu être aimé. Je n’ai pas été le garçon manqué qui lui a tant fait défaut, celui avec lequel il aurait sauté en parachute, pratiqué la boxe et chevauché une moto puissante. Je n’ai pas su guérir la blessure laissée par son fils décédé. Je n’étais qu’une petite fille plutôt chétive, qui manquait d’assurance, et dont le cœur était trop petit pour contenir les chagrins d’un homme. Il a dû porter seul le poids de ses erreurs, de ses errances. Je n’ai pas su l’empêcher de tenter de quitter ce monde, et c’est moi qui ai trouvé ce qui aurait du être son dernier témoignage. J’avais 14 ans. Grâce à Dieu, il est toujours en vie, handicapé, mais toujours là. Je ne sais que lui dire combien notre famille a souffert de cet acte. Le lui reprocher. Je n’ai pas encore trouvé la force de le lui pardonner. Y parviendrai-je un jour…. ? Il n’est rien de plus difficile, de plus douloureux, de plus affligeant, que de se trouver impuissant devant la détresse d’un être aimé. J’ai rencontré un grand amour, et j’ai peur que l’histoire ne recommence. Lui aussi est un homme blessé, meurtri par les difficultés de la vie, un mal d’exister qui l’a toujours sournoisement accompagné. Et lui aussi porte la charge de ses fautes. Comme nous tous. Et comme nous tous, il a droit au bonheur. J’ai peur pour lui, j’ai peur de ne pas savoir l’aimer comme il doit être aimé, de ne pas être capable de lui montrer ma confiance en lui. J’ai peur d’être égoïste, de ne plus voir que mon bonheur, jusqu’à en oublier le sien. Aurai-je le courage et la patience de lui donner envie de vivre encore, de vivre plus loin, de s’accepter lui-même pour ce qu’il est ? De saisir la main que je lui tends, modestement, et que je lui offre comme un don ? Lui qui se fait tant de reproches, aura-t-il la force de regarder devant, vers l’avenir ? Et moi, pourrais-je lui insuffler l’énergie et l’amour nécessaires à sa guérison ? Il n’est rien de plus difficile, de plus douloureux, de plus affligeant, que de se trouver impuissant devant la détresse d’un être aimé….
September 10 FatalitéLa fatalité veut que l'on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard. (Oscar Wilde) September 09 Etat des Lieux« Mauvaise journée. Journée mise au point avec soi-même. Etat des lieux. Mauvaise nuit. Cernes sous les yeux. Teint brouillé. Bon, on va essayer de faire quelque chose avec les flacons, les tubes et autres conditionnements qui trainent dans l’armoire de la salle de bain. Mais il y en a pour un moment. Je prends ma douche, chaude, et je réfléchis. Je ne me reconnais plus. J’ai vendu mon âme au diable. Je ne sais plus qui je suis, à quoi je ressemble. Je me sens vide. Je manque de tout , d’amour, d’affection, de tendresse. Je suis comme une femme à la mer. Je vois quelques personnes qui me tendent une main que je ne parviens pas à attraper. Je regarde un homme, seul, à l’écart des autres , que mes yeux ne parviennent pas à quitter. Il est là, debout, il me regarde m’éloigner, sans tendre sa main. Alors je croise son regard si bleu. Son visage est fermé, il voudrait mais il ne parvient pas à faire un geste vers moi. C’est le seul qui voudrait vraiment, il souffre, se désespère, se désunit, mais il vit sa propre lutte intérieure… Sauver ma vie mettrait la sienne en danger, je pourrais l’entraîner au fond… peut-être … Je le regarde, j’ai oublié d’attraper une main, j’ai sombré. Je n’entends plus rien, je ne vois plus rien… J’ouvre les yeux, je suffoque sous la douche, j’ai oublié un moment de respirer. … revenir dans le vrai monde. Pourri le vrai monde. Plein de gens qui vivent ensemble sans se voir, sans faire attention les uns aux autres, sans la conscience que chacun d’entre nous est précieux, et qu’il convient d’y faire attention. Un vaste métro où les gens se croisent rapidement sans se voir vraiment, nauséabond, sale, avec de temps en temps, une station remise à neuf. Mais qui ne le reste pas toujours longtemps. Toute sa vie, on séduit, on vit, on admire, on aime, on utilise, on manipule, on joue avec les gens, puis on les quitte, on les oublie. Lorsqu’ils reviennent à notre mémoire, on les en chasse d’un revers de main, parce que leur présence dans notre esprit nous est insupportable. Elle nous renvoie à notre propre image, à nos erreurs, nos manques de discernement, nos faiblesses, nos errances. Elle nous jette à la figure nos imperfections, et il faut vivre avec, sous peine de renier une partie de soi. On est tous un jour celui qui souffre ou celui qui fait souffrir. Ou qui a fait souffrir, mais dont le souvenir ne s’effacera jamais. Je sors de la douche, m’enroule dans la serviette chaude, me regarde dans le miroir. Ca ne va ni mieux, ni plus mal. Les poches sous les yeux sont toujours là. Je ne suis pas sûre que le contenu de l’armoire de toilette pourra accomplir des miracles. Pas envie d’un maquillage en trompe-l’œil. Je vais rester chez moi. » September 06 Je te regarde, endormi ....
Citer Je te regarde, endormi .... September 05 Les défauts de l'AmeLes défauts de l'âme sont comme les blessures du corps: quelque soin qu'on prenne de les guérir, la cicatrice paraît toujours, et elles sont à tout moment en danger de se rouvrir. François de la Rochefoucault |
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