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19 July

Des pas dans le sable

 

pas dans le sable

 

DES PAS DANS LE SABLE

 

Une nuit, je fis un rêve :
Je marchais sur la plage avec mon Seigneur.
Sur le ciel noir, des épisodes de ma vie furent projetés,
Comme sur un immense écran.
Et sur le sable je voyais à chaque fois deux traces de pas :
Les miens, et ceux de mon Seigneur.
 
Après la dernière scène de ma vie, je me retournai.
Je fus surprise de voir par endroits
Les traces d’une seule personne.
Je me rendis compte
Que je traversais alors les moments les plus difficiles
Et les plus tristes de ma vie.
 
Inquiète, je demandai au Seigneur :
« Le jour où j’ai décidé de te suivre,
Tu m’as dit que tu marcherais toujours avec moi.
Mais je découvre maintenant
Qu’aux pires moments de ma vie
Ils n’y a les empreintes que d’une seule personne.
Pourquoi m’as-tu abandonnée
Lorsque j’avais le plus besoin de toi ? »
 
Il me répondit :
« Mon enfant chérie, je t’aime
Et je ne t’abandonnerai jamais, jamais, jamais
Surtout pas lorsque tu passes par l’épreuve.
Là où une seule personne a marqué le sable de ses pas,
C’est moi qui te portais. »

 

Traduction d’un poème du poète brésilien Ademar De BARROS ( Merci H. - reçu le 19 juillet 2008 du Foyer de Charité de Tressaint)

  

15 July

Quand la conscience s'éveille

Sur le chemin de l’éveil  (page 15)

Pensez-vous vraiment être en mesure d’aider quelqu’un sous prétexte que vous en êtes amoureux ? Vous vous trompez . On n’est jamais amoureux d’une personne, on est seulement amoureux de l’idée préconçue et optimiste que l’on s’en fait. N’est-ce pas ainsi que l’on cesse d’être amoureux d’une personne ?  Si vous cessez d’être amoureux, c’est parce que la perception de l’objet de votre amour a changé, n’est-il pas vrai ? « Comment peux-tu me décevoir alors que j’avais une telle confiance en toi ? » dites-vous à la personne en question. Mais lui faisiez-vous réellement confiance ? Non, vous n’avez jamais fait confiance à personne. Otez-vous cela de l’idée. Cela fait partie du lavage de cerveau que la société nous inflige. On ne fait jamais confiance à personne, mais seulement à son propre jugement vis-à-vis d’une personne. Alors, de quoi vous plaignez-vous ? Le fait est que vous détestez vous dire : «  Mon jugement sur cette personne était faux. » Cela n’est pas très flatteur pour votre amour-propre, c’est pourquoi vous préférez lui dire : « Comment as-tu pu me décevoir ? ».

La peur : racine de la violence (page 81)

Certaines personnes disent qu’il n’y a que deux choses au monde : Dieu et la peur, c’est-à-dire l’amour et la peur. Le seul mal en ce monde est la peur.  Le seul bien en ce monde est l’amour. Il porte parfois un autre nom. Il arrive qu’il s’appelle bonheur, ou liberté, ou paix, ou joie, ou Dieu, la dénomination importe peu. Et il n’y a pas un seul mal en ce monde qui ne puisse être assimilé à la peur. Pas un seul.

 

Anthony de MELLO, Quand la conscience s’éveille – Collection Espaces libres – Albin Michel - 2002

13 July

Les personnes extraordinaires - 3

 

Nous autres, hommes, femmes, enfants, connaissons tous dans notre vie des moments difficiles,  des chagrins tellement insoutenables qu’ils nous accompagnent toute notre vie durant, des soucis de tous ordres qui deviennent d’un seul coup des montagnes, des doutes, des moments où nous baissons les bras, où nous avons le sentiment  que quoi qu’il arrive, nous sommes au bout de la route, de ce que nous pouvons supporter. Certains décident d’ailleurs d’y mettre fin.

J’ai rencontré récemment, par l’intermédiaire de mon espace, l’une ce ces personnes que les canadiens appellent « les personnes extraordinaires ».  Lorsqu’il lira ce billet, Pascal dira probablement que non,  parce que son humilité lui interdira ce qualificatif. Et pourtant…

Et pourtant, cet homme là, la vie ne l’a pas épargné. La perte de deux enfants, puis, six mois plus tard,  celle de l’usage ses membres inférieurs dans un accident de la route à la force de l’âge, auraient pu, auraient du le faire douter de la vie, pour le moins. Des mois d’hospitalisation, de souffrance…

Eh bien, c’est tout le contraire. Malgré les soins, la douleur quotidienne, sa maxime est que « Pour lui, la vie est belle ». Il travaille de ses mains et en sort des prodiges, fait par lui-même tout ce que ses capacités physiques  lui permettent. Jamais il ne baisse les bras. Il est admirable, même si je sais qu’il abhorre ce terme. Il fait partie de ces « personnes extraordinaires » et simples que l’on rencontre parfois dans sa vie, que l’on oublie aussi de voir, et auxquelles on ne dit pas merci, alors qu’elles devraient être pour nous sinon un modèle, au moins un espoir.

Alors, je te le dis, «  Merci Pascal  », merci pour tout ce que tu m’apportes lors de nos conversations,  merci pour ton soutien, merci de m’accepter, moi,  comme je suis.

N. 13 juillet 2008

10 July

Le mariage vu par les enfants

 
 
A la question " Avec qui faut-il se marier ? "
 
Kirsten, dix ans, a répondu :
 
" On ne décide pas vraiment avec qui on va se marier. Dieu décide tout bien avant, et tu vois après qui il t'a collé ! "
 
 
(sans commentaire)
9 July

Mourir pour mourir

barbara 
 
 
A mourir pour mourir
Je choisis l'âge tendre

Et partir pour partir
Je ne veux pas attendre
Je ne veux pas attendre

J'aime mieux m'en aller
Du temps que je suis belle
Qu'on ne me voit jamais
Fanée sous ma dentelle
Fanée sous ma dentelle

Et ne venez pas me dire
Qu'il est trop tôt pour mourir
Avec vos aubes plus claires
Vous pouvez vous faire lanlaire

J'ai vu l'or et la pluie
Sur des forêts d'automne
Les jardins alanguis
La vague qui se cogne
La vague qui se cogne

Et je sais, sur mon cou
La main nue qui se pose
Et j'ai su, à genoux
La beauté d'une rose
La beauté d'une rose

Et tant mieux s'il y en a
Qui, les yeux pleins de lumière
Ont préféré les combats
Pour aller se faire lanlaire

Au jardin du bon Dieu
Ça n'a plus d'importance
Qu'on s'y couche amoureux
Ou tombé pour la France
Ou tombé pour la France

Il est d'autres combats
Que le feu des mitrailles
On ne se blesse pas
Qu'à vos champs de bataille
Qu'à vos champs de bataille

Et ne comptez pas sur moi
S'il faut soulager mes frères
Et, pour mes frères, ça ira
J'ai fait ce que j'ai su faire

Si c'est peu, si c'est rien
Qu'ils décident eux-mêmes
Je n'espère plus rien
Mais je m'en vais sereine
Mais je m'en vais sereine

Sur un long voilier noir
La mort pour équipage
Demain, c'est l'au revoir
Je quitte vos rivages
Je quitte vos rivages

Car mourir pour mourir
Je ne veux pas attendre
Et partir pour partir
J'ai choisi l'âge tendre
 
 
Barbara (paroles et musique)

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

 

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !

 

 

Paul VERLAINE ( 1844 – 1896)

 

Recueil : Romances sans paroles

8 July

Les personnes extraordinaires - 2

 

" Des mots pour dire mes larmes silencieuses, ma douleur d’être malade dans ma tête,

Des mots pour dire mon bonheur de l’école, ma joie de lire, et mes rires de confiance. "

 

Anthony – Mai 2008 – 11 ans et demi - Autiste depuis l'âge de deux ans

 

Photo 191

7 July

Jour de pluie

 

Aujourd’hui, il pleut.

J’aime lorsqu’il pleut. Pourquoi ferait-il beau dehors, alors qu’il pleut en moi ? Je n’aime pas le soleil qui brûle la peau, qui brille, qui resplendit, qui rend les gens beaux de l’extérieur. Seulement de l'extérieur. Je préfère la pluie, qui permet de passer inaperçue entre les gouttes, à l’heure où la foule court se mettre à l’abri, sans faire attention au monde qui l’entoure, sans faire attention à moi.

J'aimerais qu'il pleuve tous les jours.

N. - 7 juillet 2008

 

4 July

Les perles de larmes ( Pour H.)

 

  homme dans le désert

Les perles de larmes

Il y avait un homme… mais peut-être était-ce une femme ou un enfant, qui traversait le désert.
Oui, le désert, à pied. Et il pleurait, il pleurait, sans cesse, régulièrement, parfois doucement et parfois fort mais sans jamais s'arrêter, il pleurait au rythme de ses pas dans le sable.

Un jour, dans le grand désert, il croise un oiseau qui lui demande :
-"Que fais-tu seul dans le désert ?
-Je marche et je pleure…" Et une grosse larme tombe de son oeil qu'il ramasse aussitôt.
-"Pourquoi es-tu si triste ?
-Je ne suis pas triste.
-Alors, pourquoi pleures-tu ?
-Regarde. Mes larmes deviennent des perles, dit-il en saisissant la larme lisse et brillante, j'en ai des milliers dans les poches. Veux-tu les voir ?
-Oui, oui !"
L'homme plonge la main dans sa poche gonflée et en ressort une poignée scintillante.
-Comme elles sont belles !
-Choisis-en une si tu veux.
-C' est pour cela que tu ne t'arrêtes jamais de pleurer, pour avoir de plus en plus de perles ?
-Exactement. Allez, choisis !
-Je veux bien : celle-ci ! Ce n'est pas la plus grosse mais c'est la plus brillante.
-Tu as bien choisi. Adieu !
-Adieu !

L'oiseau saisit dans son bec la perle devenue trésor et s'éloigne, léger, rapide, tandis que celui qui pleure reprend de plus belle ses gémissements et sa marche lente.
Plus loin, l'oiseau se pose et contemple la larme précieuse. Il se dit qu'il aimerait en avoir d'autres, oh, pas énormément, juste quelques unes comme cadeaux, pour d'autres voyageurs ailés.

Alors il rebrousse chemin vers celui qu'il a laissé, "l'homme qui pleure", et le voit de loin peiner, alourdi par ses deux énormes poches emplies de perles. Bientôt, il ne peut plus mettre un pied devant l'autre, il tombe à genoux, se traîne encore et pourtant, malgré tout, il continue à pleurer, à pleurer et à recueillir ces "larmes perles" qu'il met dans ses poches.
-"Mais arrête de pleurer, ce sont tes larmes qui t'empêchent d'avancer !
-Je ne peux pas m'arrêter, je ne peux pas." Et deux grosses larmes tombent qu'il ramasse. "Pourtant je suis épuisé mais j'ai trop pris l'habitude… Je ne peux pas m'arrêter, non…"

Soudain, l'oiseau d'un coup de bec vif et acéré, fait une petite entaille dans la poche de l'homme qui pleure, puis dans l'autre poche "crac", une autre entaille. Il aide l'homme à se relever, à marcher à nouveau, debout . De son chant et de ses ailes, il l'encourage.
Alors, des poches trouées, une perle tombe, puis une autre; deux filets de perles sur le sable brûlant dessinent un chemin.
Au fur et à mesure qu'il avance, l'homme est de plus en plus léger.
Au fur et à mesure que ses poches se vident, traçant une route lumineuse, la source de ses larmes s'apaise et se tarit.
Et quand ses poches sont enfin vides, alors, ses yeux sont enfin secs, son cœur à nouveau au bonheur et son pied si léger, si léger qu'il s'envole avec l'oiseau.
Parfois, dans le grand désert, on peut voir un chemin de perles qui ne mène nulle part et si on lève le regard, on peut voir, auprès d'un oiseau, planer un homme…
mais peut-être est-ce une femme, ou un enfant, qui sait ?

 

Sabine D'Halluin

homme seul dans le désert 2

 

 

2 July

La vie selon Mère Teresa de Calcutta

 

m-teresa

 

« La vie est une chance. Saisis-la.»

«La vie est la vie. Défends-la.»

«La vie est un défi. Fais-lui face.»

«La vie est un combat. Accepte-le.»

«La vie est une tragédie.  Prends-la à bras le corps.»

«La vie est bonheur. Mérite-la. »

«La vie est beauté. Admire-la.»

«La vie est mystère. Perce-le.»

«La vie est tristesse. Surmonte-la.»

«La vie est une béatitude. Savoure-la.»

«La vie est un devoir. Accomplis-le.»

 

Bienheureuse Teresa de Calcutta

1 July

Double enfance

 
 
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Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie
10 ans 10 mois 10 secondes
Et nous voici
A plonger dans les eaux troubles
De mes souvenirs lointains
Si quelquefois je vois double
C'est que l'enfance me revient

Double vie double silence
Double sens et double jeu
Silencieux le coeur balance
Pourquoi les parents sont-ils deux
On voit du pays on voyage
Chaque semaine et chaque été
Des souvenirs qui déménagent
Et qu'on ne peut pas raconter...

Deux maisons, deux quartiers
Deux gâteaux d'anniversaire
Multiplier les pères et mères
N'a pas que des mauvais côtés
Avant les autres j'aurai su
Que le seul sentiment qui dure
C'est le chagrin d'une rupture
Où je n'aurais jamais rompu


10 ans 10 mois 10 secondes
Le temps n'est plus un souci
Elle n'est pas donnée à tout le monde
La chance de s'aimer pour la vie...
 
Julien CLERC et Maxime le Forestier - Double enfance - Album Double Enfance - 2005
 
mere-prendre-girl_~COI005
 
 

Le vent finit par tout emporter

 
 
 
[...]
 
Ce parfum de nos années mortes
Ceux qui peuvent frapper à ta porte
Infinité de destin
On en pose un, qu'est-ce qu'on en retient?

Le vent l'emportera

Pendant que la marée monte
Et que chacun refait ses comptes
J'emmène au creux de mon ombre
Des poussières de toi

Le vent les portera
Tout disparaîtra
Le vent nous portera

Bertand Cantat, Noir Désir, Le vent nous portera, album "Des visages des figures", 2001 

[...]

Ami, qu'on crève d'une absence
Ou qu'on crève un abcès
C'est le poison qui coule
Certains nageaient sous les lignes de flottaison intimes
A l'intérieur des foules.
Aux sombres héros de l'amer
Qui ont su traverser les océans du vide
A la mémoire de nos frères
Dont les sanglots si longs faisaient couler l'acide

Bertand Cantat, Noir Désir, Aux sombres héros de l'Amer, album "Veuillez rendre l'âme (à qui elle appartient) - 1989

[...]

Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Des figurants à effacer
Des faces A, des faces B

[...]

Bertand Cantat, Noir Désir, Des visages, des figures, album "Des visages des figures" - 2001