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    March 26

    Une Ame en Peine ( spéciale dédicace pour H.)

     

    Quand tu entends ce vieux réveil
    Sonner comme tous les matins
    Mais que toi tu n'es plus pareil
    Que tu n'as plus envie de rien
    Quand tu te lèves machinal
    Pour une tasse de café
    Mais que tu pars à ton travail
    Sans avoir bu une gorgée
    C'est que tu es... une âme en peine

    Quand tu appelles tes amis
    Mais que tu n'as rien à leur dire
    Quand tu te penches sur ta vie
    Pour t'habiller de souvenirs
    Quand tu veux changer d'horizon
    Mais que ton chemin s'est perdu
    Quand tu reviens à la maison
    Mais qu'elle ne te ressemble plus
    C'est que tu es... une âme en peine

    C'est que tu es une âme en peine
    Enfant de la mélancolie
    C'est que tu cherches sans trouver
    Un but un rêve pour ta vie
    Et plus personne ne te connait
    Et tu ne connais plus personne
    Tu te sens vide et transparent
    Un étranger parmi les hommes

    Mais un matin ce vieux réveil
    Résonne d'une autre musique
    A la fenêtre il fait soleil
    Et le soleil est magnifique
    Et tu te fous du temps qui passe
    Ton chagrin se déguise en joie
    Et tu souris devant ta glace
    Sans même te demander pourquoi
    Et tu n'es plus... une âme en peine

    Non tu n'es plus une âme en peine
    C'est fini la mélancolie
    Et puis tu trouves sans chercher
    Un but un rêve pour ta vie
    Tu l'as rencontrée elle est belle
    Elle te sortira de ta nuit
    Qu'il dure vingt ans, une semaine
    Ce sera l'amour de ta vie
    Tu n'as déjà plus l'âme en peine
    Mon ami

    Paroles et Musique: Philippe Chatel   1973  "Première chansons"
    Album sorti en 1980.

    March 17

    La Ronde des Ecoliers du Monde

    La ronde des Ecoliers du Monde

     

    Depuis bien trop longtemps

    Les hommes sur la terre

    Ne s’unissent vraiment

    que pour faire la guerre gaminsdanse1

    L’espoir est dans l’enfant

    qui sauve la lumière du ciel en chantant

     

    Tous les enfants ont mérité

    La connaissance, la joie et la santé

    Tous en naissant devraient gagner

    Le droit à l’Amour et la Vérité

     

    Si tous ensemble on se donnait la main

    Pour préparer un meilleur lendemain

    Elargissons la ronde

    Des écoliers du monde

     

    Tous les enfants ont mérité

    La connaissance, la joie et la santé

    Tous en naissant devraient gagner

    Le droit à l’Amour et la Vérité

     

    Essayons de donner une chance à la vie

    Tâchons de respcter même les plus petits

    Elargissons la ronde

    Des écoliers du monde

     

    Tous les enfants ont mérité

    La connaissance, la joie et la santé

    Tous en naissant devraient gagner

    Le droit à l’Amour et la Vérité

     

     

    Au village les filles et les garçons

    Chaque matin à l’école se retrouveront

    Sans raison le monde ne tourne pas rond

    Sans lumière on ne voit plus l’horizon

     

    YOUSSOU N’DOUR

     

     

    March 16

    Message personnel - à H.

     
    March 15

    Altérité et Dualité

     

    « Très tôt, nul ne peut ignorer qu’il est ce qu’il est parce que autrui y a pourvu. Par conséquent, cet autre, grâce auquel  je suis, et qui n’est que grâce à moi, est justifié à revendiquer en ce qui le concerne la considération et les droits que j’estime m’être dus. Puisque sans coédification intersubjective, il n’y aurait pas d’humanité, la reconnaissance de la valeur associée à l’altérité m’apparaît constituer un fondement incontournable de la pensée morale. »

    « Moi et lui, l’un et l’autre, constituons la matrice duale et indivise où se développent les personnes irréductibles les unes aux autres, mutuellement inconnaissables et pourtant indissociables. »

    Axel KAHN, Christian GODIN – L’Homme, le Bien, le Mal, Une morale sans transcendance – Editions STOCK, les Essais, 200

    March 13

    Envie de vivre

     

    « A quoi sert de donner des années à la vie, si l’on ne donne pas de vie aux années ? »

    Professeur LANTIERI - Chirurgien

    March 11

    Toujours, Jamais

     

    Toujours, Jamais…

    Deux mots si souvent utilisés pour  accompagner le mot amour… « Je t’aimerai toujours »… «Je ne te quitterai jamais»… Mots de littérature, figures de style de la passion, de l’aspect définitif du sentiment. Le temps s’est arrêté l’espace d’un instant dans des bras inconnus ou familiers, qu’importe. « Toujours je t’aimerai »… « Jamais je ne te quitterai »…

    Et pourtant… il suffit que passe un parfum un peu plus envoûtant, une chevelure un peu plus blonde, un corps un peu plus ferme, un visage un peu plus jeune, pour que ces mots porteurs d’espoirs et d’avenir s’effacent en un clin d’œil dans l’oubli de l’instant, dans l’éphémère, emportant avec eux la confiance en soi, la confiance en l’autre dans un abime de désespoir… Ils deviennent  le clou enfoncé de la trahison, du mensonge, du caractère superficiel et instable de toute chose.

    Toujours, Jamais, mots d’enfants, d’adolescents en proie aux premiers émois amoureux, à l’âge où l’on y croit encore de toute sa crédulité, de toute sa candeur, dans ce qu’elle a de plus beau et de plus innocent.  Les enfants y croient avec leur cœur d’enfant et leur amour d’enfant tout neuf, même si leurs parents séparés leur ont déjà montré que Toujours et Jamais ne sont que deux places dans le dictionnaire… Pour eux, ce sera différent… Et il faut qu’ils en soient persuadés pour pouvoir croire encore aux princes et aux princesses qui s’animent au premier baiser et ne se quittent pas, fut-ce dans la mort... 

    Toujours… Jamais…

    Je n’ai jamais connu plus bel amour que le tien… Mais serai-je assez forte pour toujours te pardonner ?

    N.  -  10 Mars 2008

     

    March 05

    Pierre DESPROGES - Hommage

     

      http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/ados-sexo/homage-sujet_158913_1.htm

     

    « Regardons s’agiter ces malheureux dans les usines, regardons gigoter ces hommes puissants boursouflés de leur importance, qui vivent à cent à l’heure. Ils se battent, ils courent, ils caracolent derrière leur vie, et tout d’un coup, ça s’arrête, sans plus de raison que ça n’avait commencé, et le militant de base, le pompeux PDG, la princesse d’opérette, l’enfant qui jouait à la marelle dans les caniveaux de Beyrouth, toi aussi à qui je pense et qui a cru en Dieu jusqu’au bout de ton cancer, tous, tous nous sommes fauchés un jour par le croche-pied rigolard de la mort imbécile, et les droits de l’homme s'effacent devant les droits de l’asticot. »

    Pierre DESPROGES

     
    March 04

    J'ai compris

     

    J’ai compris…

    Cela fait maintenant deux ans, un mois, et vingt six jours que je vis comme un funambule sur son fil, dans un équilibre instable.  J’avance à petits pas hésitants, les bras tendus en guise de balancier pour rétablir l’ensemble défaillant. Cela fait longtemps que j’ai laissé tomber la petite ombrelle de dentelle. Qu’importe. C’est simplement moins joli, plus gauche.

    Deux ans, un mois et vingt six jours que je me suis réfugiée dans les médocs comme d’autres dans la drogue ou l’alcool. Il paraît que ce n’est pas pareil du tout. C’est mon psy qui l’a dit.  Non, non ! Les médocs, c’est pour soigner, alors que les deux autres, c’est pour détruire…

    Détruire…  

    Cela fait deux ans, un mois et vingt six jours que j’ai quitté la maison avec les enfants. Les plus beaux et les plus merveilleux du monde, bien sûr, puisque ce sont les miens. Je passe sur les raisons. Prise au piège, j’ai rongé la patte blessée pour me dégager.  Je me suis amputée par nécessité, certes, mais amputée quand même. Ce qui est le plus difficile à supporter dans ces moments là, ce n’est pas la douleur, mais la foule animale autour qui vous dit que vous avez bien fait, que vous avez pris la bonne décision, choisi la meilleure solution… qu’est-ce qu’elle en sait ?

    Deux ans, un mois et vingt six jours… je ne vois toujours pas le bout du câble. J’avance comme je peux, un pied après l’autre, sans prétendre présumer du prochain pas. Toujours la peur au ventre, la peur de tomber dans le vide,  qui me fait me retenir au drap dans un irrépressible soubresaut lorsque je parviens à m’endormir… grâce aux médocs…

    Mais maintenant, j’ai compris…

    J’ai compris  ce qui m’empêche de marcher avec les pieds sur le sol… j’ai laissé éclater ma famille, impuissante. Depuis deux ans, un mois et vingt six jours, je vis dans le chaos chaque jour que Dieu fait. L’émerveillement a laissé la place à la lassitude, il n’y a plus de certitude, plus rien de solide, plus rien de véritablement beau. Les yeux de mes enfants ont perdu au passage une partie de leur innocence. Ils dorment ensemble, pour ne pas avoir peur. Et souvent, je les rejoins.

    N. Mars 2008

    March 03

    De la présence de Dieu

     

    « Le monde, c’est la trop lourde présence des choses où l’on sent parfois la trop vive absence de Dieu. Le désert, c’est la trop dure absence des choses où l’on sent parfois la trop douce présence de Dieu. »

    Jean-Yves LELOUP

    Prêtre orthodoxe

    Dire aux enfants

     

    Dire aux Enfants

    Nous allons dire aux enfants que leur vie va changer, avec des mots trompeurs et lâches, dire qu’ils ne doivent pas être inquiets. Leurs parents les aiment, c’est ce qui compte, allons-nous répéter. Leurs parents sont laminés, épuisés par les nuits sans sommeil, les tentatives de sauvetage, les longs tunnels comateux, l’espoir enfui, mais leurs parents vont se tenir devant eux, presque souriants, et vont prononcer deux phrases, tout au plus, deux ou trois phrases composées tout spécialement pour l’occasion, un enchaînement de mots qui dira l’amour et la fin de l’amour, l’amour qu’on  a pour eux et qu’on n’a plus pour nous. Deux phrases qui vont tuer quelque chose en eux, après qu’est mort quelque chose en nous. Nous allons réunir les enfants, ce soir, avons-nous décidé, avant ou après le repas, nous n’avons pu choisir. Nous allons nous installer tous les quatre dans le salon, ou autour de la table de la cuisine. Nous pensions éviter le soir, à cause de la nuit juste après. Nous voulions éviter le matin, à cause de l’école juste après. Nous voulions éviter de faire le malheur de nos enfants et pourtant, nous allons confirmer les statistiques. Nous allons tenter de relativiser en nous inscrivant dans le grand mouvement qui sépare les papas et les mamans. Nous allons leur apporter la preuve que l’amour n’est rien, rien de ce qu’on nous avait laissé croire. Nous allons couper court à leurs illusions, leur transmettre le goût de l’inachevé. Nous allons apparaître sous un jour nouveau, minables et coupables approximatifs. Nous allons encore dire « nous », pour la dernière fois, ensuite nous parlerons comme tous les parents séparés, nous dirons « ton père », nous dirons « ta mère », et surtout nous passerons à la première personne du singulier. Nous tenterons de ne pas trop trahir notre amputation. Nous allons encore dire « nous » ce soir, « nous devons vous parler », « nous avons décidé, papa et moi ». Nous avons décidé de ne plus dire « nous » (…)

    Brigitte GIRAUD - L'amour est très surestimé - Editions STOCK - 2007